Décrochages photovoltaïques à Chastre : plus de 100 plaintes chez ORES
Les décrochages de panneaux photovoltaïques restent une triste réalité pour de nombreux habitants de Chastre. Selon ORES, plus d’une centaine de plaintes ont déjà été enregistrées sur la commune, principalement dans les quartiers fortement équipés en installations solaires, comme à Gentinnes, Chastre ou encore Blanmont.
Depuis des années, le quartier des Lovières est fortement touché par le phénomène. Nous nous y sommes rendu avec Annabel Vanbéver, porte-parole d’ORES, le gestionnaire du réseau chastrois. Elle se veut rassurante pour les riverains : la nouvelle cabine électrique construite dans ce quartier devrait enfin entrer en service d’ici la fin du mois d’août ou le début du mois de septembre.
« La mise en service de cette cabine fait partie des investissements indispensables pour résoudre ce type de problème. Sa mise en service dépend encore de l’accord d’un organisme agréé concernant un poste de transformation situé sur ce même réseau. », nous explique Annabel Vanbéver, porte-parole d’ORES.
Concrètement, un décrochage survient lorsque les panneaux photovoltaïques produisent davantage d’électricité que ce qui est consommé localement. Cette énergie est alors réinjectée sur un réseau déjà fortement sollicité. La tension électrique augmente et, pour protéger l’installation, l’onduleur coupe automatiquement la production.
ORES rappelle néanmoins qu’aucune solution miracle n’existe. La principale réponse reste la modernisation du réseau : nouvelles cabines, remplacement de câbles par des sections plus importantes et adaptations des infrastructures existantes. Des travaux sont d’ailleurs programmés à Chastre. « En 2026, des interventions sont planifiées sur les circuits basse tension à la rue du Chêne. Il y aura aussi l’ajout d’équipements « basse tension » à Saint-Géry. Pour 2027, des études sont en cours concernant l’ajout d’une cabine autour de la rue de la Fontaine et de la rue de Godeupont et la modification du réseau aérien basse tension rue Prosper Bouffioux. » nous détaille Annabel Vanbéver.
En parallèle, ORES encourage les propriétaires de panneaux photovoltaïques à adapter leurs habitudes de consommation. Faire fonctionner le lave-vaisselle, le lave-linge, le chauffe-eau ou recharger un véhicule électrique pendant les heures les plus ensoleillées permet de consommer directement l’énergie produite plutôt que de la renvoyer sur le réseau. L’installation d’une batterie domestique peut également constituer une solution intéressante en stockant l’électricité produite durant la journée pour la restituer plus tard.
Enfin, le gestionnaire de réseau invite les habitants confrontés à des décrochages à introduire une plainte via son formulaire en ligne. L’installation d’un compteur communicant permet ensuite de mesurer précisément le phénomène et d’orienter les futurs investissements là où ils sont les plus nécessaires. Une carte interactive recensant les zones les plus sensibles est également disponible sur le site internet d’ORES afin d’informer les futurs candidats au photovoltaïque.
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