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20.000 euros d’amende et quatre animaux maximum : la comtesse Du Monceau condamnée

Près de trois ans après la spectaculaire saisie de 266 animaux à Villeroux, le tribunal correctionnel du Brabant wallon a rendu son jugement ce mardi 30 septembre dans l’affaire concernant Diana Du Monceau de Bergendal. La comtesse est condamnée à 20.000 euros d’amende ferme et devra également rembourser les frais engagés par les refuges qui ont pris en charge les animaux.

Le tribunal a par ailleurs fortement limité le nombre d’animaux qu’elle pourra désormais détenir : deux chiens et deux chevaux maximum.

Cette décision constitue une condamnation, alors que la défense avait demandé l’acquittement et, à titre subsidiaire, une suspension du prononcé. Elle ne va toutefois pas aussi loin que ce que souhaitaient les associations, qui réclamaient une interdiction totale de détention d’animaux.

266 animaux saisis en décembre 2023

L’affaire remonte au 20 décembre 2023, lorsqu’une importante opération avait été menée sur la propriété de Villeroux. Au total, 266 animaux, dont 70 équidés, avaient été saisis et confiés à plusieurs refuges.

Les associations avaient alors décrit des conditions de détention particulièrement dégradées : accumulation de déchets et de déjections, forte concentration d’animaux et prairies transformées en zones de boue. Plusieurs animaux avaient nécessité des soins vétérinaires et des hospitalisations. Certains sont morts malgré leur prise en charge.

Cette intervention s’inscrivait également dans un historique plus ancien. Selon des informations citées par Sudinfo et attribuées à Gaia, plusieurs saisies avaient déjà été réalisées au cours des années précédentes, concernant au total plusieurs centaines d’animaux. Diana Du Monceau de Bergendal avait notamment déjà été condamnée en 2012.

Les refuges ne feront pas appel

Le Rêve d’Aby, Animaux en Péril, Au Bonheur Animal et les autres associations constituées parties civiles accueillent le jugement avec soulagement, tout en regrettant l’absence d’interdiction totale de détention d’animaux.

Elles ont toutefois annoncé qu’elles ne feraient pas appel. Elles espèrent désormais que la condamnée fera également ce choix, permettant au jugement de devenir définitif.

Le remboursement des frais engagés par les refuges constitue également un volet important de la décision. Les associations considèrent que leur constitution de partie civile aura ainsi permis de faire reconnaître le coût de la prise en charge des animaux saisis.

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