Les sécheresses se suivent mais ne se ressemblent pas.

Ces dernières années on a beaucoup entendu parler de périodes de sécheresse. Depuis le début du mois de mai, on parle beaucoup de ça dans les journaux. Mais qu’en est-il vraiment ? Comment qualifiée t on ces périodes de sécheresse ? Est ce que les orages de cette fin de semaine vont arranger les choses ?

Chaque phénomène a ses propres caractéristiques. Une sécheresse de 5 mois n’est pas équivalente à une sécheresse qui s’étale sur 12 mois. Une sécheresse de 5 mois au printemps n’a pas les mêmes conséquence qu’une sécheresse de même longueur mais qui commence en août. Et ainsi de suite…

En outre, il y a trois niveaux de sècheresse :

  • Une sécheresse commence à toucher la partie superficielle d la surface du sol. Au printemps, alors que la végétation commence à se développer, le manque d’eau est plus dommageable que celle qui se produit en fin d’automne. 
  • Le deuxième niveau va avoir un impact sur les cours d’eau. Quand le manque de précipitations atteint un certain niveau, les sources débitent moins d’eau jusqu’à devenir taries pour d’autres. De ce fait, les cours d’eau ne sont plus alimentés correctement et le niveau d’eau baisse pouvant entrainer des perturbations dans la navigation fluviale. Cette étape va aussi impacter nos loisirs puisque quand le niveau des rivières est trop bas, on ne peut plus pratiquer du kayak par exemple.
  • Le troisième niveau, si cela se prolonge, va toucher les nappes phréatiques c’est-à-dire les réserves d’eau dans le sol. Cela impacter nos besoins en eau dans notre quotidien : eau potable, restriction de la consommation en interdisant d’arroser les jardins, de laver les voitures et de remplir les piscines, etc.

Mais qu’en est-il pour ces dernières semaines ?

L’été dernier avait été nettement excédentaire en précipitations, l’automne et l’hiver ont été normalement arrosés. Les nappes phréatiques étaient en capacité normale. La sécheresse a débuté au mois de mars avec un déficit très important. L’observatoire de Uccle A constaté une quantité d’eau recueillie de 2,2 mm alors que la normale est de 59,3. Le mois d’avril a également été déficitaire mais de façon moins grave qu’en mars. Le mois de mai est également déficitaire pour le moment avec, pour les 17 premiers jours, 1 mm d’eau précipitées. On prévoit pour ce jeudi 19 mai et le lendemain de fortes précipitations. Ce jeudi matin, on a mesuré 6,2 litres au mettre carré pendant l’orage du matin. Cela modifiera les données de ce mois. Malheureusement, ce sont des orages qui donnent en général beaucoup d’eau en peu de temps, ces pluies ne sont pas utiles pour réduire la sécheresse car le sol est très sec et la majorité de l’eau va ruisseler sans pénétrer dans le sol. Et ce qui ne va pas ruisseler sera directement absorber par la végétation. L’idéal serait des précipitations peu intenses et de longue durée pour bien pénétrer dans les sols.

Actuellement, c’est l’agriculture qui est la plus impactée par le déficit actuel des précipitations. Et malheureusement les prévisions de l’IRM ne sont pas optimistes.

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