Un houblon 100% Chastrois

Ils sont quatre étudiants, originaire de Chastre et de sa région, à se lancer dans un défi inédit dans notre commune : cultiver du houblon pour, ensuite, produire une bière dont l’amertume serait 100% chastroise. Pour réaliser leur projet, Thibault, Adrien, Quentin et Nicolas ont aménagé une petite parcelle de terre à Gentinnes. 

Quentin est étudiant en agronomie et se spécialise en « génie brassicole ». Il tient à mette en pratique sa spécialisation.  « On a eu, tout doucement, l’idée d’avoir nos propres installations sur place pour pouvoir tester certaines recettes et autres. Dans cette optique, pourquoi ne pas travailler avec des produits de la région et de cultiver notre propre Houblon. » nous explique Quentin. « On essaie de démarrer tout petit mais en s’intégrant, dès le départ, dans notre terroir. Petit à petit, On a envie de développer un pôle brasserie, plus professionnel. C’est un terroir qu’on cherche à développer. »  

Toujours dans une optique de recherches, Quentin a choisi plusieurs variétés afin de voir celles qui s’adapteront le mieux au terroir Chastrois. Une quinzaine de plants de 8 variétés différentes ont été mis en terre au mois de mars. « Ici, on bénéficie d’une bonne exposition et on est sur un type de sol assez léger et limono-sableux qui convient très bien au houblon. On peut même en retrouver à l’état naturel par ici. Le chouette coté du challenge est aussi de remettre au goût du jour d’anciennes variétés belges de houblon complètement oubliées. Nos plants sont issus d’une banque d’anciennes graines. On a très peu d’information dessus. C’est de la découverte. » Les étudiants veulent également apprendre plus sur le développement de la plante. « Ça ne nous intéresse pas d’avoir trop de liane en une fois, d’avoir quelque chose de trop touffu. On veut voir comment les plantes réagissent. Sur une saison de végétation, on va choisir 6 ou 7 lianes à mettre en avant pour la récolte. »

Il existe deux grands types de houblons, l’amérisant et l’aromatique. Chaque variété possède un pourcentage de molécule amérisante. En fonction de l’amertume que l’on veut retrouver dans la bière, on en met une quantité finie. « Rien qu’avec la petite parcelle de test qu’on a ici, à l’échelle d’un brasseur amateur comme nous, on va tourner sur des brassins de 75 litres. On aura beaucoup plus de houblon qu’on ne pourra brasser. » explique Quentin.  

Si les résultats sont concluants, les étudiants ne s’interdisent pas d’augmenter la production et de cultiver sur d’autres parcelles de la commune. Pour l’instant, l’objectif est d’essayer de produire une première bière pour la fin de cet été en s’approvisionnant avec d’autres matières premières de la région. 

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